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Quelle place pour la RSE dans la gestion de flotte ?

En tant qu’acteurs-clés de la politique de mobilité dans l’entreprise, les gestionnaires de flotte possèdent aussi un rôle de premier ordre au niveau de la stratégie RSE. La définition du plan de mobilité, désormais obligatoire pour les entreprises de plus de cent salariés, est notamment l’occasion de mettre en avant les mille et une façons de rendre sa flotte plus respectueuse de l’environnement.

Le type de motorisation : un premier pas significatif

La transition progressive du diesel vers l’essence ou encore de l’essence vers les motorisations hybrides et électriques est l’une des étapes les plus significatives et les plus visibles d’une stratégie RSE pour une flotte automobile. C’est un investissement important mais dont la rentabilité s’accentue à mesure que les prix du carburant augmentent : pour l’instant le diesel reste plus avantageux au-delà de 20 000 kilomètres parcourus par an mais ce seuil va continuer à augmenter. C’est également un marqueur fort en termes de communication. Mais rouler à l’électrique est loin d’être l’unique façon de rendre sa flotte plus écologique. D’autres leviers, moins apparents mais tout aussi efficaces, existent.

 

Mieux conduire pour moins consommer

Le type de conduite adoptée par les usagers d’une flotte de véhicules influe très significativement sur sa consommation de carburant et ses émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi des gestionnaires de flotte offrent à leurs collaborateurs l’occasion de participer à des formations à l’éco-conduite. Des bonnes pratiques liées à la conduite mais aussi à l’entretien des véhicules y sont dispensées avec pour objectif de réduire la consommation de carburant mais également les frais d’entretien et la sinistralité globale de la flotte.

 

Le recyclage des déchets automobile : l’angle mort des stratégies RSE

Moins d’entretien et moins d’accidents, cela veut aussi dire moins de pièces détachées consommées. Un bon point à valoriser dans un plan de mobilité puisque les déchets produits par l’usage des voitures représentent bien souvent un angle mort des stratégies RSE. Une approche globale de cette problématique inclut l’utilisation de pièces recyclées mais aussi une conception initiale du véhicule favorisant leur revalorisation.

 

Chez Volkswagen Groupe France : un processus RSE intégré de la conception au recyclage

Cet impératif de conception éco-consciente a été ainsi adoptée par les 5 marques du groupe Volkswagen distribuées en France. Grâce à cette prise en compte de la problématique RSE dès la construction des véhicules, ce sont 95% des pièces usagées qui peuvent être revalorisées et recyclées. Les pièces des véhicules repris à leurs derniers détenteurs deviennent des pièces reconstituées aussi appelées « pièces échange standard » ou sont valorisées via l'utilisation de technologies connues pour leur pouvoir calorifique dans des secteurs comme la sidérurgie, la cimenterie et le chauffage urbain. La traçabilité de la collecte des déchets est assurée par une plate-forme informatique permettant à tous les intervenants de la filière automobile française d’avoir une vision précise de leurs actions et de leur impact dans cette démarche globale de valorisation.

 

Loin de se limiter à un choix de motorisation, la stratégie RSE des gestionnaires de flotte passe donc par des outils pédagogiques et une réflexion sur l’impact écologique global des véhicules.