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Contrôle technique : faire face aux potentielles futures nouvelles exigences réglementaires

Depuis mai 2018, le contrôle technique est une épreuve encore plus critique qu’auparavant. Si le durcissement des critères prévus pour janvier 2019 a été repoussé du fait de la mobilisation des gilets jaunes, cette tendance va cependant continuer à s’accentuer. Voici quelques précautions supplémentaires qui sont désormais de rigueur pour éviter les contre-visites.

 

Deux fois plus de défaillances entrainant une contre-visite

Le nouveau contrôle technique en vigueur depuis le 20 mai 2018 fait suite à une directive européenne visant à harmoniser les réglementations entre pays membres et à réduire le nombre de tués sur les routes. Une nouvelle formule bien plus stricte que la précédente puisqu’elle comprend 610 points de défaillance contre 453 auparavant. Mais surtout, 467 défaillances, soit près des deux tiers, donneront lieu à une contre-visite, contre un tiers seulement avant la réforme. Une augmentation qui rend donc le contrôle technique plus long, plus coûteux et plus risqué pour les entreprises dont l’activité est dépendante d’une bonne disponibilité de leurs véhicules. 

 

Quels nouveaux points de contrôle ? 

Parmi les points de contrôle qui seront désormais vérifiés par votre garagiste, figure le niveau d’émission de particules et d’oxydes d’azote, mesuré via le contrôle "5-gaz". Une mesure visant à lutter contre la suppression de plus en plus fréquente des filtres à particule. S’ajoutent également cinq nouveaux contrôles relatifs aux systèmes antiblocages des roues et de nouvelles mesures d’évaluation des systèmes de réduction des bruits.

 

Intégrer dès aujourd’hui les nouveaux critères dans votre suivi technique

Dans ce nouveau contexte réglementaire, l’objectif des gestionnaires de flotte sera d’éviter ou de contenir la hausse des contre-visites, dont le prix augmente lui aussi considérablement. Pour ce faire, il est nécessaire de consulter la liste exhaustive des 147 nouveaux points de défaillance pour les intégrer au suivi technique régulier des véhicules de la flotte. Il sera particulièrement utile d’identifier ceux qui pourraient présenter un obstacle au passage des véhicules de la flotte (si certains n’ont plus de filtre à particule par exemple).

 

Favoriser l’éco-conduite

Un contrôle technique plus strict rend d’autant plus indispensable la sensibilisation des usagers de flottes automobiles à l’éco-conduite. Celle-ci ne réduit pas seulement la consommation de carburant ou la pollution atmosphérique et sonore générée lors des trajets, elle minimise considérablement l’usure du véhicule et le risque de défaillance. L’organisation de formations à l’éco-conduite pourra donc se révéler rentable sur le long terme. (lien vers la page https://www.volkswagen-group-fleet-solutions.fr/solutions/la-gamme-des-prestations/formation-eco-conduite)
 

Adopter des véhicules moins polluants

Les contrôles anti-pollution sont renforcés par cette nouvelle formule pour encourager l’adoption de véhicules propres. Les modèles hybrides, électriques ou simplement peu émetteurs de CO2, déjà favorisés par leur faible consommation de carburant, gagnent donc en compétitivité.

 

L’externalisation, un atout de la LLD

La complexification du contrôle technique et l’augmentation du risque de contre-visite plaide également pour un recours renforcé à l’externalisation de la gestion technique. Une externalisation permise notamment par les contrats de location longue durée, par lesquels les loueurs s’engagent à fournir des véhicules en état de rouler sur le plan technique comme réglementaire et donc à prendre en charge eux-mêmes le passage du contrôle technique.